PRÉSENTATION DU COUVENT LEVAT

ARRIVÉE DE JUXTAPOZ SUR LE COUVENT LEVAT

 

Avant de s’installer au couvent Levat, l’association Juxtapoz a occupé l’ancienne école Saint-Thomas d’Aquin durant deux années. Un bail précaire signé en 2014 avec les sœurs dominicaines et un engagement moral avec le promoteur Nacarat immobilier a permis à l’association de transformer l’ancien collège en ateliers d’artistes. 40 résidents, toutes disciplines confondues (peintre, graphiste, photographe, vidéaste, réalisateur, luthier, plasticien, etc.) occupaient cet espace.

C’est dans la partie maternelle, primaire et lycée que l’exposition « Aux Tableaux » avait vu le jour au printemps 2015, durant 4 mois, ouverte 4 jours par semaine et accueillant plus de 40 000 visiteurs.

Le bail arrivant à son terme, l’association a cherché pendant plusieurs mois, frappant à toutes les portes, un nouveau lieu pour poser ses valises. 

Le couvent se trouvant en plein cœur du projet d’urbanisme "Quartiers Libres", c’est en attendant sa future destination que la ville cherchait une structure pour occuper les lieux. Pour la ville de Marseille, c’est un soutien et une participation active à l’essor de la création artistique marseillaise. 

En plus de l'expérience de l'association Juxtapoz dans l’occupation temporaire, la confiance qui avait été mise en place avec nos différents interlocuteurs sur Saint-Thomas D'Aquin, le succès de l’exposition « Aux tableaux ! », le timing était parfait ! 

Juxtapoz devait quitter l’école Saint-Thomas d’Aquin mi-décembre et les religieuses du couvent Levat devaient partir fin décembre 2016. 

C’est sur l'ensemble de ses critères que la ville nous a choisi. Et après plusieurs rendez-vous, nous avons signé un bail précaire d’une durée de trois ans.

En échange de la gratuité du lieu, Juxtapoz s’occupe du gardiennage, de la sécurité, de l’entretien, du paiement de l’ensemble des charges, des assurances et s’est engagé à ouvrir progressivement le jardin dans un délai rapide auprès des habitants du quartier de la Belle de Mai, un quartier qui manque cruellement d’espaces verts.

LE COUVENT : UN NOUVEAU LIEU DE CRÉATION

 

Dès la remise des clés le 3 janvier 2017, l’équipe de Juxtapoz a retroussé ses manches et s’est mis au travail. Ménage, enlèvement des encombrants, aller et retour à la déchèterie, cassage de cloisons, maçonnerie, etc. 

Les sœurs vivant de manières très rudimentaire, la plomberie a du être entièrement refaite, l’électricité remise aux normes et installée dans la majeure partie du bâtiment. En tout : 30000 euros de matériel et de travaux ont été investi sur les fonds propres de l’association pour transformer le couvent en « Cité d’artistes ».

 

Une fois les travaux finis, le couvent est devenu un lieu de travail, d’expérimentation, de création, de production et de diffusion artistique. Sur plus de 1000 m2 de bâtiment, 41 ateliers ont été mis à disposition d’artistes, d’artisans, d'indépendants ou de structures culturelles. 90 résidents travaillent sur le site toutes disciplines confondues, représentant essentiellement les arts visuels et les métiers d’arts.

Le couvent est un lieu collectif où l’on peut favoriser les échanges, mutualiser les réseaux, les savoirs et les moyens.

 

C’est aussi un lieu de résidence où un appartement de 4 chambres a été aménagé pour loger et accueillir des artistes sur des périodes courtes ou longues.

UN PROJET ECONOMIQUEMENT INNOVANT

L'atelier Juxtapoz, a pensé un modèle économique assurant une autonomie financière sur la gestion du couvent, tout en permettant aux personnes et structures en développement de rejoindre le projet. L'association met à disposition des espaces de travail à prix modéré et chaque résident contribue aux charges du lieu et de l'association (eau, électricité, produits d'entretien, gaz, taxe d'habitation, internet, assurance, salaire de 2 personnes, etc.).

Le tarif pour bénéficier d'un espace de travail au couvent est de 7 euros du m2, ce tarif modéré permet aux résidents de développer leur activité, d'investir plus facilement dans des machines ou du matériel.

Découvrez en détails la cité d'artistes en téléchargeant le dossier de presse ici :

 

 

 

UN PROJET ECOLOGIQUEMENT RESPONSABLE

Soucieuse de la problématique environnementale et consciente qu’une telle activité génère beaucoup de déchets et de consommation d’énergie, Juxtapoz s’attache à rendre le lieu écologiquement responsable autant que possible.

Dès notre installation, nous avons souscrit un contrat chez Enercoop, un fournisseur d’énergie garantissant une électricité 100 % verte. Nous développons et aménageons des « initiatives » écologiques sur le site : mise en place de poubelle de tri, acheminement des déchets aux containers de tri, équipement du bâtiment avec des ampoules Led, fabrication de produits ménagers, installation d'un poêle à bois, organisation de formations sur le tri pour les résidents et les habitants du quartier.  Enfin, pour inciter les résidents et les visiteurs à ne pas prendre leur voiture, un parc à vélo a été aménagé.

NOS OBJECTIFS

Mettre à disposition des espaces de travail à prix modéré, soutenir la création marseillaise, répondre à la pénurie d’ateliers d’artistes sur Marseille, être autonome financièrement sur le lieu, faciliter les synergies et les interactions entre les résidents du couvent.



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

UN LIEU ATYPIQUE POUR UNE CITE D'ARTISTES

Ce site de plus de 17000 m² est riche d’une histoire particulière : des religieuses cloîtrées, les Victimes du Sacré Coeur de Jésus, y ont vécu en autarcie pendant près de 150 ans.

Cet institut diocésain a été fondé en 1838 par Julie-Adèle de Gérin-Ricard.

Cette communauté vivait en clôture, essentiellement de ce qu’elle produisait. Potager, verger, lapins, poules et même une vache laitière s’y cotoyaient jusqu’à peu. Les soeurs s’occupaient presque seules de l’ensemble du domaine, la sous-prieure décrivait d’ailleurs leur vie comme « une véritable vie de ferme, en économie fermée ».

En raison de l’évolution du quartier, devenu trop bruyant et peu propice à la vie contemplative, les Victimes du sacré coeur de Jésus ont préféré s’installer dans un lieu davantage reculé en Vendée. 

Pour en savoir plus :

Télécharger le reportage Géo sur la vie des Victimes du Sacré Coeur de Jésus au Couvent

 

Article paru dans le magazine Géo, écrit par Catherine Guigon

Photos d'Olivier Martel